Comment prier pour les malades

Shop Porteurs de Vie - Carlo et Michèle Brugnoli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les questions, les hésitations, les frustrationsque nous pouvons rencontrer en priant pour les malades sont toutes abordées ici. Et pas de n'importe quelle façon!
Cynthia Bloomer

Je l'ai trouvé excellent, très crédible et surtout équilibré et répondant aux bonnes questions.
Robert Cau, ancien responsable de JEM France

J'ai lu tout le livre, je l'ai même dévoré parce que pour la première fois quelqu'un parlait le même langage que moi... Je l'ai déjà prêté.
Personne diabétique insulinodépendante depuis 35 ans


EXTRAITS DU LIVRE :

7. Marcher dans la vérité.
Il ne s'agit pas simplement de dire la vérité, mais de la vivre. Elle nous rend alors enfin libres d'être nous-mêmes, ce qui permet à ceux qui s'approchent de nous de l'être également.
"Ils arrivèrent à Bethsaïda. On lui amena un aveugle en lui demandant de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village, puis il lui mouilla les yeux avec sa salive, lui imposa les mains et lui demanda: "Vois-tu quelque chose?" L'aveugle regarda et répondit: "J'aperçois des hommes - on dirait des arbres qui se déplacent." Alors Jésus posa encore une fois ses mains sur les yeux de l'aveugle. Celui-ci regarda droit devant lui. Maintenant il vit tout distinctement, même de loin ."
J'aimerais souligner dans ce récit quatre aspects démontrant la synergie entre vérité et liberté.

A. Jésus ne se laisse pas manipuler par la pression psychologique que la foule exerce sur lui.
On peut imaginer ici l'attente de la populace: Jésus arrive, elle est excitée et veut du spectacle. Pour cela, elle demande à Jésus de toucher l'aveugle. Certainement au courant des miracles qui ont eu lieu à son contact, elle a tout organisé pour qu'il entre dans le rôle du guérisseur folklorique. Mais Jésus ne se laisse pas prendre au piège de l'orgueil. Son but n'est pas de se faire une renommée de star (sinon il entrerait dans le jeu que les villageois lui suggèrent), mais bien de guérir l'aveugle. Ce dernier n'a nullement besoin d'une petite animation champêtre, mais désespérément d'une authentique guérison.

B. Jésus n'a pas besoin d'une ambiance particulière pour agir.
Ici, elle est peut-être même un handicap qui l'oblige à s'en éloigner. Il prend l'aveugle par la main; il le touche donc mais sans le guérir, et humblement le conduit (peut-être sur quelques centaines de mètres) hors du village.
Quand vous priez publiquement pour les malades, les personnes présentes chercheront parfois à vous infliger leurs traditions pour que vous agissiez selon leur goût: ambiance musicale "chauffée", prières ampoulées, exhortations scandées aux micros, mouvement de masse désordonné ou discipline policière.
Prenons une situation plus simple et privée et qui n'a rien de dramatique; elle montre cependant combien facilement nous glissons sur la pente de nos traditions. Il est tard, en saluant nos hôtes sur le pas de la porte, je découvre que l'épouse souffre dans son avant-bras. Intérieurement, je ressens la compassion du Seigneur et aimerais en parler à Dieu à l'instant, ce qui ne prendrait que quelques secondes. Malheureusement, je sais aussi que nous sommes pris dans un système religieux qui cherche à transformer en réunion ce qui devrait rester spontané. Si donc je propose la prière, au lieu de parler à Dieu là où nous sommes comme des enfants qui s'adressent à leur Père, nous devrons défaire nos manteaux, retourner au salon et commencer une réunion... Il semble que parler à Dieu sur un pas de porte ne soit pas convenable; et si quelqu'un nous voyait? Non, il vaut mieux s'asseoir en cercle, fermer les yeux, courber les épaules, joindre les mains et réciter nos phrases catéchisées...
Pourtant, suivre Jésus ne consistait pas à assister à un chapelet sans fin de réunions, mais à vivre à pleins poumons. Ce n'était pas seulement à cause du climat météorologique mais aussi à cause du climat spirituel. Qu'avons-nous donc fait en cloisonnant la puissance de vie du Royaume dans une multitude de réunions, de traditions et de programmes interminables? Nous nous sommes cadenassés dans nos murs, nos comités et nos organigrammes! Nous avons perdu une grande part de la liberté des enfants de Dieu que le Nouveau Testament appelle glorieuse !

C. Jésus n'a ni un style religieux, ni un dialogue religieux.
Si vous avez une attitude théâtrale, survoltée ou religieuse, vous obtiendrez des réponses théâtrales, survoltées ou religieuses. Mais si vous êtes aussi naturel que spirituel, vous aurez la vérité. Les émotions seront parfois très fortes, cependant tellement belles lorsqu'elles se manifestent dans une atmosphère authentique, chaleureuses et véridique.
Beaucoup de chrétiens croient qu'en posant la question "comment allez-vous?" à la personne pour laquelle ils viennent de prier, manifestent de l'incrédulité et, de ce fait, mettent en péril la guérison. Mais Jésus, le plus naturellement du monde, demande à l'aveugle: "Vois-tu quelque chose?"
Comment vous sentez-vous? Pouvez-vous bouger ce membre? Avez-vous ressenti quelque chose durant la prière?... sont des questions absolument légitimes qui vous aideront dans le service que vous exercez.

D. Jésus ne conditionne pas le malade pour obtenir la réponse désirée et ne se fâche pas quand le malade dit la vérité.
L'aveugle regarda et répondit: "Alléluia, je suis guéri." Non... Avec Jésus, le malade pouvait dire la vérité: "J'aperçois des hommes - on dirait des arbres qui se déplacent." Jésus ne réagit pas négativement: "Incrédule, si tu avais cru, tu aurais été guéri, va, retourne à la maison." Il ne se décourage pas, ne se culpabilise pas et n'exhorte pas l'aveugle à avoir plus de foi, mais pose encore une fois ses mains sur les yeux de l'aveugle. Par son attitude et son enseignement, il produisait une atmosphère où le malade se sentait aimé, où il pouvait être vrai, où il comprenait ce que Jésus lui demandait et Jésus comprenait ce qu'il lui répondait. Son style de vie mettait les malades à l'aise, faisons de même. Un chancelier, Lord Hailsham a dit de Jésus: "On aurait sans doute été au plus haut point enchanté de sa compagnie..." Ce n'était pas un triste Galiléen, mais un jeune homme équilibré, robuste, exemple de générosité suprême et de gentillesse.
Certaines prédications s'achèvent ainsi: "Ceux qui diront "je suis guéri" seront guéris! Qui est guéri?" Les mains se lèvent, les flashes crépitent, les secrétaires prennent note et... les malades repartent malades. Au nom d'un méli-mélo théologique, on a cru que Jésus entrerait dans la boîte, mais il n'est pas plus disposé aujourd'hui qu'à Bethsaïda à le faire. Si Jésus avait manipulé l'aveugle, il aurait obtenu une première réponse formulée ainsi: "Alléluia, je vois, je vois, je vois..." Et l'homme serait reparti à moitié guéri.
Mais ne devons-nous pas croire que ce que nous demandons nous l'obtiendrons? Oui, et c'est donc bien la foi qui permet le résultat et non le résultat (proclamé) qui produit la foi. La foi est une ferme assurance et cette assurance "transpire" dans nos paroles et nos actes; mais l'incrédulité, dissimulée sous une couche de proclamations à l'emporte-pièce, est entièrement stérile.

Pour achever ce point, rappelons-nous l'intervention d'Elisée auprès d'un enfant décédé. Il y a ici non pas deux mais trois étapes résumées ci-dessous:

- Elisée envoie Guéhazi, son serviteur, poser son bâton sur le visage de l'enfant, mais rien ne se passe. Il revient vers Elisée et dit: "L'enfant ne s'est pas réveillé."
- Lorsqu'Elisée arrive dans la maison, il trouve l'enfant allongé sur le lit. Il entre alors dans la chambre, ferme la porte et prie l'Eternel. Il s'étend sur l'enfant; met sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux et ses mains sur ses mains. La chair de l'enfant se réchauffe.
- Elisée s'éloigne, va çà et là par la maison, puis remonte et s'étend sur l'enfant. L'enfant éternue sept fois, et ouvre les yeux .

Elisée agit dans ce cas selon les indications qu'il perçoit au fur et à mesure. Il avait certainement espéré que, par son bâton, Dieu ressusciterait l'enfant. Cet échec provisoire ne l'arrête pas. Il prie et reçoit certainement la direction divine de s'étendre sur l'enfant. La victoire n'est pas encore là, mais un signe encourageant se produit: le corps tout entier de l'enfant se réchauffe. Il ne s'agit donc pas d'un processus naturel dû au contact avec Elisée, mais bien du toucher de Dieu qui a commencé. Elisée fait alors une pause, peut-être a-t-il besoin de réfléchir, de se retrouver seul sans la présence de l'enfant, de chercher encore la direction de Dieu. Toujours est-il que le moment venu il retourne s'étendre une deuxième fois sur l'enfant qui, alors, ressuscite. Dans ce récit, la marche dans la vérité est une clef.
Souvent, je constate qu'après un premier temps de prière la personne se porte réellement mieux sans pour autant être guérie. Il y a parfois, dans nos campagnes, des personnes qui reviennent quatre fois demander la prière et qui voient quatre améliorations distinctes.

Jésus, comme Elisée, nous montre un style de ministère dépouillé d'artifices, mais puissant et efficace. L'apôtre Jean a écrit sous l'inspiration de l'Esprit: "Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité ." Offrons cette joie à notre Père céleste.


Pour connaître la suite... Achetez le livre électronique complet dès maintenant !

Shop Porteurs de Vie - Carlo et Michèle Brugnoli